Calcolitico - Frances

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Chalcolithique

A la fin du IIIe et au début du IIe millénaire avant notre ère, les profondes transformations provoquées par le néolithique sur ces terres sont déjà pleinement consolidées. A cette époque, l’agriculture et l’élevage deviennent les activités fondamentales de ces groupes humains. Les habitations situées sur des zones planes se généralisent, même si les grottes continuent à être occupées. Elles servent principalement de lieu d’inhumation collectif d’individus appartenant ou liés à un même groupe.
Apparaissent alors les premiers ustensiles de cuivre qui attestent l’introduction des nouvelles technologies métallurgiques qui trouveront leur épanouissement complet plus tard lors de l’âge du bronze.
A Xabia, nous connaissons des restes de cette période dans la Cova du Montgo (utilisée également comme lieu d’inhumation), dans la Cova de la Rabosa d’où proviennent les restes d’une inhumation et dans d’autres gisements situés particulièrement sur les vastes zones ensoleillées du Montgo, mais le site le plus important est, sans discussion, la grotte du Barranc del Migdia, grotte aux inhumations multiples avec de nombreuses peintures rupestres.

L’âge du bronze

Depuis 1900/1800 et jusqu’en 800 avant notre ère, commence une nouvelle période qui verra s’approfondir les changements initiés au Chalcolithique. A cette époque, à côté de l’occupation toujours plus marginale des grottes, apparaissent, sur les sommets des collines ou des montagnes, les premiers sites habités, avec un début d’urbanisation, connus sur nos terres. Il s’agit de maisons construites en pierres et couvertes de branches et de boue. Leur situation montre une certaine préoccupation défensive ou de contrôle du territoire.
L’économie de ces sociétés était centrée sur l’agriculture céréalière et l’élevage. Cette activité est attestée par une quantité de moulins barquiformes, par des dents de silex taillées qui, fichées sur une structure de bois, formaient une sorte de faux pour faucher et, dans une moindre mesure, par des faiselles de céramique (récipient troué pour égoutter le caillé servant à faire le fromage). L’archéologie nous renseigne également sur d’autres domaines d’activités complémentaires comme la chasse, la pêche, la confection textile (documentée par des contrepoids de métiers à tisser), la vannerie. La métallurgie est attestée également à la fin de la période par l’important site du Cap Prim où, à côté de scories de bronze et de fragments d’outils, (scie, poinçons, etc.), on a trouvé un moule en pierre (grès) pour la fabrication de petits ciseaux rectangulaires.
La culture matérielle de l’âge du bronze est complétée par un riche assortiment de pierres polies, de pièces taillées dans des os ou des coquillages, et de nombreuses pièces de céramique faites à la main généralement sans décoration.
En ce qui concerne les pratiques funéraires, les enterrements dans les grottes ou les crevasses continuent. Il s’agit alors d’individus isolés avec des objets funéraires épars. C’est certainement à une de ces sépultures que correspondent les deux pièces de bronze, un poignard et une hache plate, découverts au début du XXe siècle dans le caveau du Pou dels frares au Cap Marti.
Cette longue étape historique a présenté, logiquement, des changements et des influences venues d’autres régions, particulièrement notoires au bronze tardif et final constatés dans les gisements du Tossal de Santa Llúcia et celui du Cap Prim.

Castellano Original
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